Sécuriser son avenir dès aujourd'hui
Focus sur la CPIC et la CPIT, deux outils précieux pour préparer l’avenir.
Entrer dans la profession d’interprète de conférence, c’est choisir une carrière intellectuellement stimulante et enrichissante, mais qui peut aussi être parfois instable. Dans ce contexte, il peut sembler lointain et même superflu de penser à sa retraite une fois le diplôme en poche. Et pourtant, les modèles de rentabilité présentés aux jeunes interprètes par les associations professionnelles montrent clairement à quel point cette question est cruciale pour assurer une sécurité matérielle après la retraite, surtout lorsque l’on se lance dans le métier en tant qu’indépendant.

(Caspar David Friedrich, Les étapes de la vie, 1834 - MdbK Leipzig)
Dès les années 1970, des interprètes de conférence indépendants ont négocié avec diverses organisations intergouvernementales des accords régissant les conditions de travail et la rémunération de leur profession. La clause de contribution à la protection vieillesse de ces accords est toutefois moins connue. C’est cette clause qui a conduit à la création de deux mécanismes de prévoyance : la CPIC et la CPIT.
À la différence d'autres régimes de retraite généralistes, la Caisse de Prévoyance des Interprètes de Conférence (CPIC) et la Caisse de pensions des interprètes et traducteurs de conférence (CPIT) ont été créées pour répondre aux besoins des interprètes de conférence dont le statut, souvent indépendant, se traduit par des revenus fluctuants et, dans de nombreux pays, par une absence de couverture retraite obligatoire. Les deux caisses ont pour vocation de pallier ces lacunes en proposant un système de retraite souple, mutualisé et solidaire, spécifiquement adapté aux parcours professionnels des interprètes.
Qui peut adhérer ?
Ces deux fonds, créés par et pour les interprètes, sont ouverts aux candidats et membres de l’AIIC, même s’ils ne travaillent pas ou qu’occasionnellement pour les institutions internationales.
Les avantages des fonds CPIC et CPIT
- Une retraite complémentaire sécurisée
Les deux caisses fonctionnent sur un modèle par capitalisation. Les cotisations sont investies de manière prudente et responsable, dans le but de garantir un revenu complémentaire lors de la retraite. - Une structure à but non lucratif, gérée par des interprètes
Les conseils d’administration de la CPIC et de la CPIT sont composés d’interprètes. Les décisions sont prises dans l’intérêt des membres, sans logique de profit. - Une portabilité internationale
Que l’on exerce à Paris, Berlin, Nairobi, New York ou ailleurs, pas de problème : ces caisses sont indépendantes des régimes nationaux et suivent l’interprète, quel que soit son pays de résidence ou d’activité. - Une flexibilité adaptée à la réalité du métier
Les cotisations peuvent être ajustées en fonction des revenus. En cas de baisse d’activité, il est possible de moduler les versements. Cette souplesse permet de maintenir une trajectoire de retraite tout en s’adaptant aux fluctuations de l’activité. - Un filet de sécurité supplémentaire
Des prestations complémentaires peuvent être proposées en cas d’incapacité de travail ou de décès, selon les modalités spécifiques de chaque caisse.
CPIC ou CPIT : quelle différence ?
Bien que les deux fonds partagent des objectifs similaires, ils ont des structures juridiques et des réglementations distinctes. Le choix entre les deux dépendra du pays de résidence, de sa fiscalité, des objectifs personnels de l’adhérent·e, ou encore des conditions d’adhésion.
Pour en savoir plus (informations en anglais disponibles sur les sites) :
🔹 Caisse de Prévoyance des Interprètes de Conférence
🔹 Caisse de pensions des interprètes et traducteurs de conférence
17/08/2025